La troisième sieste est celle qui cesse d'avoir du sens. Elle raccourcit, puis elle est refusée, puis elle repousse le coucher si tard que toute la soirée déraille. La supprimer est en général le bon choix — à condition de savoir distinguer une vraie transition d'une mauvaise quinzaine.
Quand cela arrive, et à quel point cet âge est ferme
Dans les données de cohorte, le schéma à deux siestes par jour est bien établi entre neuf et douze mois.[1] Le passage depuis trois siestes se produit habituellement avant, le plus souvent entre six et neuf mois. C'est une description de ce que font les enfants, pas un objectif à atteindre : la même étude trouve que le nombre de siestes diminue avec l'âge selon une corrélation d'environ −0,5, tendance réelle et très lâche.
9–12 mois
Un résultat mérite d'être retenu : le sommeil diurne total est une caractéristique individuelle stable entre six et dix-huit mois.[1] Un bébé qui a toujours beaucoup dormi le jour le reste pendant la transition, et un bébé qui n'a jamais beaucoup dormi ne s'y mettra pas d'un coup. Comparez votre bébé à lui-même le mois dernier, pas au bébé de la boucle de messages.
Les signes qui veulent vraiment dire ça
- La troisième sieste est refusée nettement, ou demande 20 minutes d'endormissement pour 15 minutes de sommeil.
- Elle tombe si tard que le coucher est repoussé, et la nuit s'aggrave au lieu de s'améliorer.
- Les deux premières siestes se sont allongées d'elles-mêmes : la journée se consolide.
- Votre bébé tient un temps d'éveil plus long avant la première sieste sans s'effondrer.
Les signes qui veulent dire autre chose
Presque tout ce qui ressemble à une transition de siestes sur une seule semaine n'en est pas une. Les dents, un rhume, une nouvelle acquisition répétée à cinq heures du matin, des vacances, l'entrée en crèche et la poussée motrice ordinaire de 8 à 10 mois démolissent les siestes un temps, puis cessent. Un temps d'éveil devenu trop court pour un bébé qui a grandi fait la même chose.
Comment faire le passage
Comptez une à deux semaines. Le but est une journée à deux siestes solides, pas deux siestes aux mêmes heures qu'avant.
- 1
Allongez un peu le premier temps d'éveil
Ajoutez 10 à 15 minutes avant la première sieste tous les deux ou trois jours. C'est ce premier éveil qui fait de la place au reste de la journée.
- 2
Décalez la deuxième sieste plus tard
Visez une deuxième sieste qui commence en début d'après-midi et devient la plus longue des deux. Celle du matin devient progressivement la courte.
- 3
Écourtez la sieste du matin si elle mange l'après-midi
Si la sieste du matin s'étire et que celle de l'après-midi s'effondre, réveillez votre bébé au bout d'une heure environ le matin.
- 4
Avancez le coucher, vraiment
Avec deux siestes, le dernier temps d'éveil travaille beaucoup plus. Avancer le coucher n'est pas une faveur pendant cette transition : c'est le mécanisme qui empêche l'ensemble de s'écrouler.
- 5
Gardez une sieste de secours
Les jours où cela échoue, une sieste courte en poussette ou en portage — suivie malgré tout d'un coucher avancé — vaut mieux que de tenir jusqu'au soir un bébé épuisé, par principe.
À quoi ressemble la journée avant et après
| Avec trois siestes | Avec deux siestes | |
|---|---|---|
| Réveil | 07:00 | 07:00 |
| Sieste 1 | 08:45–09:45 | 09:15–10:15 |
| Sieste 2 | 12:30–13:30 | 13:00–14:30 |
| Sieste 3 | 16:00–16:30 | — |
| Coucher | 19:30 | 18:45–19:00 |
Remarquez où va la marge : le dernier temps d'éveil est le plus long de la journée, ce qui est exactement le principe du temps d'éveil croissant. Si vous préférez partir des âges et horaires de votre bébé plutôt que d'un exemple, le calculateur de temps d'éveil fait le calcul.
Combien de temps dure la phase pénible
En général une à deux semaines, avec quelques jours au milieu où deux siestes ne suffisent visiblement pas et où trois n'entrent plus. Ce sont des jours à coucher tôt. Attendez-vous à ce que cela paraisse ne pas marcher vers le quatrième jour ; c'est normalement le moment où cela commence à marcher.
Jugez sur le total des 24 heures
Le nombre de siestes est un moyen, pas le but. Ce qui compte est le total sur le jour et la nuit : le consensus de l'AASM recommande 12 à 16 heures par 24 heures pour les nourrissons de 4 à 12 mois, siestes comprises, sans rien dire de la répartition.[3] Si votre bébé est dans cette fourchette, se réveille de bonne humeur et tient ses temps d'éveil, la transition fonctionne, même un jour où l'emploi du temps ne ressemble en rien au tableau ci-dessus.[6]
Il vaut la peine de savoir à quel point les données sous les conseils sur les siestes sont minces. Une revue systématique sur la sieste et le développement de 0 à 5 ans a retenu 26 études, toutes observationnelles et toutes classées de faible qualité.[4] Les nombres de siestes par âge viennent de cohortes qui décrivent ce que les enfants faisaient, pas d'essais montrant ce qui marche — raison pour laquelle le rythme de votre bébé l'emporte sur tout planning publié.




